La vague d'Habitat 67
La plus célèbre vague de rivière d'Amérique du Nord, juste au pied des cubes de béton de Moshe Safdie. Une face lisse et puissante, idéale pour progresser une fois l'initiation réussie.
Elle ne déferle jamais, elle ne s'arrête jamais. Sur les vagues statiques du Saint-Laurent, on surfe contre le courant, en plein cœur de la ville, du printemps aux premiers gels. Cours, location de planches et sessions au coucher du soleil.
Suivre le courantSur l'océan, la vague voyage et le surfeur la suit. Sur la rivière, c'est l'inverse : la vague reste au même endroit et c'est l'eau qui file dessous. On s'y installe, on glisse d'un bord à l'autre, on tombe, on recommence. Une session de dix minutes vaut des heures de rames à la mer.
La plus célèbre vague de rivière d'Amérique du Nord, juste au pied des cubes de béton de Moshe Safdie. Une face lisse et puissante, idéale pour progresser une fois l'initiation réussie.
Une vague plus douce et plus large, en bordure du parc des Rapides. C'est ici qu'ont lieu nos initiations : eau moins profonde au bord, entrée facile, remontée à pied le long de la berge.
Au printemps, quand la fonte gonfle la rivière, nos guides de Québec ouvrent des sessions sur les vagues naturelles de la Jacques-Cartier. Navette au départ de Limoilou, combinaisons 5/4 fournies.
Une vague statique est un ressaut hydraulique : l'eau rapide qui dévale un seuil rocheux rencontre l'eau plus lente en aval et se dresse en une crête qui reste en place. Sa forme dépend presque entièrement du débit du fleuve.
Sur un haut-fond de roche, la rivière se resserre et dépasse les 3 m/s. L'écoulement devient torrentiel, plus rapide que la propagation de ses propres ondes.
En aval, l'eau profonde ralentit le flot. L'énergie se convertit en hauteur : la surface se soulève d'un coup et forme une face lisse orientée vers l'amont.
Au sommet, l'écume retombe vers l'amont et tourne sur elle-même. C'est ce rouleau blanc qui garde la vague vivante, et c'est lui qu'on évite quand on débute.
Debout sur la face, la gravité qui vous tire vers le bas compense exactement le courant qui vous pousse vers l'aval. Résultat : vous glissez sans avancer.
Prix en dollars canadiens, taxes en sus. Cotisation de membre annuelle : 60 $. Âge minimum : 12 ans, accompagné d'un adulte jusqu'à 16 ans. Savoir nager est obligatoire.
Chaque vendredi, de 18 h à la brunante, le club se retrouve au bord de la vague. Tour de rôle à l'eau, musique sur la berge, feu de camp quand la météo le permet. On y vient pour une vague, on y revient pour les gens.
Places restantes : 17 sur 24
Un nouveau défi chaque semaine, validé par les moniteurs sur la berge. Ceux qui le réussissent gagnent un écusson brodé.
Restez debout dix secondes sans toucher le rouleau. Le chronomètre part quand la planche ne bouge plus d'un bord à l'autre.
Notez chaque session : votre série de semaines consécutives s'allonge, et le club affiche les plus belles séries au tableau du vendredi.
Le surf de rivière n'est pas le surf de mer. Le courant ne s'arrête jamais, le fond est fait de roches et la sortie se prépare avant l'entrée. Nos moniteurs répètent ces six règles à chaque séance.
Le fond est rocheux et le courant dépasse 3 m/s. Le casque et le vêtement de flottaison individuel ne sont pas négociables, même pour les habitués.
Jamais de leash à la cheville en rivière : il peut s'accrocher à une roche et vous retenir sous l'eau. On utilise une ceinture à largage rapide, ou pas de leash du tout.
On ne saute jamais au centre de la vague. On entre par le côté, dans le contre-courant, planche pointée vers l'amont, et on se laisse glisser sur la face.
Avant d'entrer, repérez le contre-courant où vous rejoindrez la berge. Après une chute, sur le dos, pieds en avant, et on nage vers ce point sans lutter contre le flot.
En mai, l'eau du fleuve tourne autour de 10 °C : combinaison 5/4, chaussons et gants. En juillet et août, une 3/2 suffit avec une eau à 20 °C ou presque.
Une seule planche sur la vague. La file d'attente se forme sur la berge, chacun son tour, et celui qui tombe libère aussitôt la place au suivant.
J'avais surfé au Costa Rica, jamais en ville. Glisser sur place avec les tours de Montréal derrière, c'est irréel. Le forfait progression m'a fait passer du mousse à l'époxy en un mois.
Les moniteurs prennent la sécurité au sérieux : contre-courant, sortie, signaux de main. Ma fille de 13 ans est sortie de l'eau en criant qu'elle voulait revenir le lendemain.
Le vendredi au coucher du soleil, c'est devenu mon rituel. On arrive seule, on repart avec vingt amis et une série de sept semaines au journal de vagues.
Non. L'initiation commence sur la berge, avec la position sur la planche et les règles de sécurité, puis se poursuit sur la vague douce de Lachine. Savoir nager est la seule condition.
À la Cité du Havre et à Lachine, la qualité de l'eau est suivie par le réseau de surveillance de la Ville de Montréal. Nous annulons les sessions après de fortes pluies, quand les surverses sont signalées.
Vous tomberez, souvent, et c'est prévu. Le courant vous emporte vers l'aval, dans une zone calme où un moniteur vous attend. Vous remontez à pied par la berge et reprenez votre tour.
De juin à septembre pour la chaleur de l'eau, en octobre pour les couchers de soleil et les vagues désertes. Au printemps, la crue rend les vagues plus grosses et réservées aux surfeurs aguerris.
Oui, sans frais jusqu'à 48 h avant la séance. Si le débit est hors des limites sécuritaires, nous annulons nous-mêmes et vous remboursons ou reportons, au choix.
Première vague garantie ou deuxième initiation offerte. Les vendredis de juillet se remplissent dès le mois de mai.